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bloglamusegueule
Description du blog :
Le plus grand détournement du répertoire jamais organisé. Attention, le crime était prémédité...
Catégorie :
Blog Humour
Date de création :
31.01.2007
Dernière mise à jour :
21.04.2007

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LA MUSE GUEULE

Publié le 21/04/2007 à 12:00 par bloglamusegueule
LA MUSE GUEULE
Comme dans un pain surprise, fermez les yeux et servez vous :
Une tranche de plaisir ?
Une couche de bonne humeur ?
Une rasade de fou rire ?
Et hop, que commence ce spectacle où l'on trouve à boire et à manger !!!

Avec Elysabeth Conquet
Aude Sardier
Pierre Espiaut
Bernard Imbert

Accompagné au piano par Nathanaël Gouin, Michel Capolongo ou Franck Pantin
.




--

LE PARISCOPE

Publié le 21/04/2007 à 12:00 par bloglamusegueule
LE PARISCOPE

LE PARISCOPE

Cet opéra gourmand a de quoi vous mettre l’eau à la bouche. Talent, autodérision, humour, sont les ingrédients de ce spectacle concocté par Aude Sardier. Une histoire de fous, das u cuisine, où l’on croise des personnages hauts en couleurs, et un poulet géant qui les accompagne joyeusement au piano. Nul besoin d’être connaisseur pour apprécier la performance. Si les grands airs de Mozart, Offenbach, Bizet ou Rossini sont bien entendus au menu, tous les répertoires sont abordés. Du générique télé à la chanson populaire en passant par les comptines pour enfants et des extraits d’opérette, tout y est habilement distillé. Sur scène Aude Sardier (soprano) s’est entourée d’Elisabeth Conquet (soprano) de Pierre Espiaut (ténor) et de Bernard Imbert (baryton). Le quatuor donne de la voix, mais s’active également aux fourneaux. En une et heure et demie, il vous prépare gâteau, omelette, crêpes, côtelettes grillées, et poulet rôti. Le message est clair, on est là pour se divertir et surtout pas pour se prendre au sérieux. On ne commentera donc pas les talents culinaires des quatre artistes. Plutôt que leurs mets étrangement préparés, on préfèrera goûter les délices du spectacle et revenir sur la bonne humeur communicative des chanteurs. Ils parviennent très vite à installer une jolie complicité avec la salle. Et à ce petit jeun, la spontanéité d’Aude Sardier fait des ravages. Ce spectacle se sirote comme un étonnant cocktail qui enivre un petit peu, certes, mais qui laisse surtout en bouche un goût des plus agréables. A boire et à voir sans aucune modération
.

Marie Ordinis

Publié le 21/04/2007 à 12:00 par bloglamusegueule
La muse gueule, l’opéra gourmand, écrit et mitonné par Aude Sardier.
Avec jeu et chant : Aude Sardier, Elisabeth Conquet, Pierre Espiaut, Bernard Imbert ; au piano : Le Poulet.
Côté cour une cuisinière électrique, une bouilloire qui fait chouf chouf. Frigo et rayonnages croulant sous les récipients et les ustensiles : on est dans une cuisine pour maison de campagne, à la bonne franquette, genre famille nombreuse ou gîte rural, ou même résidence pour séminaires. Côté jardin un piano : c’est donc un lieu d’artistes. Ils débarquent en effet à l’heure du petit déjeuner, deux hommes sympa et deux femmes accortes. Ils s’activent, disposent des croissants sur la table. Rien que de très convivial, mais ces artistes lyriques sans micro se mettent à chanter et les murs du théâtre à trembler tant leurs voix superbes portent. L’enchantement est immédiat. La plaque continuera de rougeoyer jusqu’à la fin et la salle de rugir de plaisir. Ils peuvent tout interpréter, des harmonies moyenâgeuses à l’opéra, l’opéra comique, l’opérette, les airs américains des années vingt, trente etc., les tubes internationaux plus ou moins actuels ; on notera que leurs parapluies sont de Cherbourg. On reconnaît au passage les airs qu’on n’a jamais cessé d’aimer. Eux enfournent des tournedos dans un vrai four et préparent une authentique pâte à crêpes. Les odeurs se propagent dans la salle, la titillent sans la rassasier. Ils parodient de grands airs pris en otages et cela donne des sketches plus loufoques que farfelus, du style canulars grandioses. On dirait une bande de potaches prolongés, de surréalistes irréductibles, toujours réactivés par l’amour de la bonne bouffe et du bel canto. Un croissant balancé en l’air par l’homme au long couteau, le perturbateur du quadrige, aux allures de Jack l’éventreur, a atterri sur vos genoux . L’homme en question malaxe et triture un poulet à vocation d’être rôti, avant de faire semblant de le réanimer, comme si le volatile était aux urgences dans le coma. Un poivron délaissé s’est écrabouillé sur le sol , rejoint par une avalanche de coquilles d’ œufs que les femmes, multi-muses redoutables et Castafiore quand il le faut, sont en train de battre, chantant de plus belle, de leurs voix à vous damner, celles des messieurs n’étant pas en reste. Les voilà maintenant qui grillent consciencieusement des tournedos. Hoquetant de rire le public se tient les côtes et titube en sortant du théâtre, incapable de raconter ce qu’il a vu. A part qu’à la mi-temps, la cuisine est devenue un salon à prendre le thé et roucouler un brin, ma chère, un lieu pour de nouvelles élucubrations, et tout est reparti. Ouf, le délicieux pianiste qui joue les airs de Mozart, Verdi, Bizet, Bernstein et autres, déguisé (tiens-tiens) en poulet ne passera pas à la casserole, au propre non plus qu’au figuré. Donc on peut chanter divinement tous les jours dans sa cuisine et l’art lyrique n’est pas réservé aux abonnés de la Scala. Tous les soirs ces cinq délicieux pros vous mitonnent avec amour un spectacle délirant, s’abstenir d’aller le voir serait délictueux.
Théâtre du Renard, du mardi au samedi à 21 h. Réservations :01 42 71 46 50

Simone Alexandre

Publié le 21/04/2007 à 12:00 par bloglamusegueule
" Auprès de la marmite qui fait son ronron " prodiguant ses effluves appétentes ... tous les sens (ou presque) vont être ici sollicités.
Comme il n'y a pas de plaisir sans attente, nous patienterons en surveillant du coin de l'oeil le rougeoiement intermittent du fourneau tandis qu'affolées par ce qui les attend, d' invisibles poules caquetteront alors qu'un coq perturbé sans doute par la perspective de passer à la casserole confondra le jour et la nuit.
L'opéra gourmand se prépare ...
Un énorme poussin jaune à la crête écarlate s'installe au piano attaquant un endiablé rythme jazzy. Du reste, tous les répertoires seront abordés qu'il s'agisse de chansons populaires, de prestigieux airs d'opéra ou d' aimables extraits d'opérette.
Aude Sardier a conçu ce spectacle en musicologue accomplie. Les voix sont belles, fortes et pleines c'est donc un pur régal pour les oreilles, sans oublier l'esprit, les papilles gustatives ayant quant à elles, quelque peu tendance à s' affoler ...
Un conseil, n'allez pas voir ce spectacle le ventre complètement creux au risque de vous retrouver tantalisé.
Le spectacle tient du pastiche et même parfois de la charge mais un savant dosage d' humour en garantit le succès.
Allez y et si en sortant, vous n'avez pas envie de vous ruer en chantant vers la première bonne table venue tant la joie de vivre est communicative, il ne me restera plus qu'à gober la souris de mon ordinateur !

Simone Alexandre
theatrauteurs.hautetfort.com

Claude Chanaud

Publié le 21/04/2007 à 12:00 par bloglamusegueule
Un moment de bonheur


Les Montreurs d'Ours essaient de vous conduire de coups de cœur en autres coups de cœur à travers un jeu de piste que la région parisienne complique d'une offre théâtrale en permanence renouvelée et d'audaces de présentation pas toujours faciles à décrypter. LA MUSE GUEULE m'a tenté car cet Opéra Gourmand se joue au THEÂTRE DU RENARD où j'ai connu quelques surprises heureuses pour l'œil et pour l'oreille. Notamment les CINQ DE CŒUR qui depuis réalisent un parcours éblouissant.

Le point commun de l'équipe qui vient de s'installer sur les tréteaux de la rue du Renard avec la précédente citée est un grand professionnalisme et une formation exemplaire. On ne peut effectivement accéder à ce genre parodique des détournements d'œuvres fondatrices, émouvoir un public averti, obtenir sa participation et le faire rire aux larmes que si l'on a, d'abord, une solide approche de la musique classique et des opéras de la tradition.

Mais il faut également avoir un sens de la dérision des grand airs ou des grands textes lequel est depuis toujours un art potache : c'est effectivement la manière la plus évidente de ne pas se prendre au sérieux. Sous la houlette d'Aude SARDIER, soprano, qui a aussi imaginé et mis en scène ce spectacle, vous allez rencontrer pour le bonheur d'une soirée la mezzo-soprano Elisabeth CONQUET, le baryton Bernard IMBERT, le ténor Pierre ESPIAUT, qu'accompagne au piano Michel FRANTZ dit LE POULET. Et vous allez en leur compagnie parcourir les grands moments d'un OPERA tout à fait original où la cuisine va servir de motif. Et où le choix des plats vous est proposé par les plus grands musiciens du répertoire.

Mozart, Offenbach, Bizet, Rossini sont au menu. Bien d'autres ! Mais la chanson populaire a également sa place à côté d'eux, imprévue, farfelue et familière. Et tout ce jeu musical talentueux vous provoque durant une heure et demie où vous n'arrêtez pas de rire et d'applaudir. Tous les plaisirs vous seront donnés en plus, les mélodies récurrentes, les danses invocatrices ou suggestives et des raccourcis qui sont autant d'éclats de rire tenus bien au chaud, à la cuisine.

Le spectacle écrit et mitonné par Aude SARDIER va se terminer par la mise au four du poulet. Nous sommes à la fois complice de cette exécution et ravi de ce grand moment où tous vont participer au bouquet final, les quatre comédiens chanteurs et le pianiste complice. Oui… le poulet aussi.

Cette excellente soirée vous attend au Théâtre du Renard. Je vous y souhaite le même bonheur que celui éprouvé par le signataire car les grands moments qui truffent cette performance justifient les rappels enthousiastes.

Claude Chanaud
(10/04/07)